Christophe Henry - Photographe de plateau
Se faire oublier par l'équipe de tournage pour saisir les moments intenses des scènes, c'est tout l'art du photographe de plateau. Avec, condition sine qua non, la passion du cinéma et des acteurs.
Du Super-8 au 24X36
Fan de cinéma, Christophe Henry l'est déjà quand il contacte
les productions Lazennec. Quelques années de réalisation de films Super-8, et
l'étude de la photo à l'université de Montréal lui ont donné les bases
techniques. Et l'envie de travailler sur des long-métrages. Quelques films plus
tard, Christophe a trouvé sa manière de photographier. Etre le plus présent
possible, tout en se faisant oublier. "Le photographe, c'est un peu le
parasite sur un tournage. Quelquefois, on n'a que quelques minutes après les
scènes ou les répétitions pour réaliser des portraits." Entre les
tournages, Christophe réalise des books de comédiens, et des séries de
portraits plus personnelles.
Le respect de la lumière
"Je travaille au maximum au 135 mm, en argentique le plus souvent, qui à mon avis donne plus d'émotions aux portraits". Confiné dans les scènes d'intérieur à un seul emplacement, lui choisit souvent de se placer près du perchman, pour être face caméra. Le plus important ? "Composer avec les éclairages du chef-opérateur, qu'il s'agisse de HMI, de tungstène ou d'éclairage naturel. Il m'arrive de filtrer en utilisant du film Superia, que je trouve très rock'n roll dans sa tolérance." Son plaisir est d'amener des idées aux distributeurs et aux producteurs, et notamment de proposer des visuels pour les affiches des films. Intermittent du spectacle, il aimerait travailler également sur des séries Tv et nourrir de ses images des sites Internet et des livres. Il a déjà collaboré à un livre collectif sur "Babel", le film du cinéaste Inarritu.
Le site de Christophe Henry : http://www.christophehenry.com/
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